Les travaux

Après les fouilles, les travaux de restauration…

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Patrick Verdavoine (écharpe orange), vice-président Patrimoine, représentant Jean Louis Destans Président du Département, a présenté les futurs travaux de restauration.

Le Département a lancé, il y a deux ans, un vaste programme pluriannuel de restauration du château d'Harcourt. Avant que ne débutent les travaux, un diagnostic du secteur de la basse-cour a été confié à la Mission archéologique départementale de l'Eure. Les résultats de l'étude des vestiges découverts feront l'objet d'un rapport qui sera remis au Service Régional de l'Archéologie. En fonction de ces résultats, le diagnostic pourra être suivi d'une fouille plus approfondie.

Le projet

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Le programme prévoit notamment dans une première phase : la restauration de la charpente et des combles du logis, la restauration de la partie de l'enceinte de la basse cour dans le secteur de la porte Piquet, la mise en place d'une passerelle métallique destinée à remplacer l'actuelle passerelle en bois, et à mieux restituer les circulations originelles dans la basse-cour.

> Téléchargez le plan de la passerelle

La réalisation des travaux a été confiée à Bruno Decaris, architecte en chef des Monuments historiques, en collaboration étroite avec la direction des Bâtiments départementaux (pour le suivi des travaux), la direction de la Culture, et les services de la Direction régionale des Affaires culturelles (Monuments historiques et Service régional de l'Archéologie).

> Téléchargez la présentation des travaux

Cette première phase de travaux représente un coût de 1,3 M€, financés à hauteur de 650 000 € par l'Etat, 401 000 € par le Département, 249 000 € par la Région. Avant que ne débutent les travaux, un diagnostic du secteur de la basse-cour a été confié à la Mission archéologique départementale.

« La basse cour du château, explique Gilles Deshayes, responsable d'opérations Mission Archéologique Départementale de l’Eure (MADE), est une fortification ceinturée de puissants fossés secs qui étaient franchis à la fin du Moyen Age grâce à deux ponts et deux portes : une porte au nord aujourd'hui ruinée (dite porte Piquet) et une porte au sud-est aujourd'hui restaurée (dit le châtelet). Les sondages réalisés entre le 18 février et le 15 mars, ont mis en évidence l'existence de nombreux restes de constructions médiévales et modernes, datant de plusieurs époques. Comme le châtelet, la porte Piquet était composée de deux tours et de deux corps de bâtiments encadrant un couloir (ici pavé de silex). Le sondage dans le bâtiment adossé à la tour orientale a livré les restes d'une cheminée et un petit stock de tuiles prêt à l'emploi pour des travaux d'entretien des toitures.  »

Les fouilles archéologiques antérieures

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“Le diagnostic archéologique mis en œuvre à Harcourt est particulièrement intéressant pour avoir une meilleure connaissance de l'évolution historique et architecturale du Domaine, explique Patrick Verdavoine. Les sources historiques, pour lesquelles une étude documentaire a été réalisée d'avril 2000 à septembre 2001, sont très lacunaires concernant les étapes de construction du château médiéval. D'autres fouilles archéologiques ont eu lieu par le passé à Harcourt. Les plus récentes l ’ ont été en 1989-1990 dans le cadre d'une étude des Monuments historiques et de travaux de restauration. D'autres campagnes avaient également eu lieu entre 1968 et 1972, en différents points du château, à l'initiative de l'association Archéo 27. Celle-ci intervient actuellement essentiellement en prospection aérienne sur le territoire départemental, et sur des campagnes de fouilles, notamment à Gisacum."

Travaux effectués depuis 2000

Le 23 juin 1999, le domaine est légué par acte de donation au Conseil général de l’Eure qui l'inscrit au cœur de la politique culturelle du département. Dès lors, il fait l’objet d’un vaste programme de conservation et de mise en valeur.

2000 : Restaurations liées aux dégâts occasionnés par la tempête de 1999 et actualisation de l’inventaire réalisé en collaboration avec l’arboretum national des Barres.

2001 : Étude architecturale pour la restauration générale du château d’Harcourt réalisée par l’architecte en chef des monuments historiques.

2003 : Restauration du châtelet et du glacis du fossé intérieur.

2004 : Classement de l’arboretum en « Jardin Remarquable ».

2005 : Restauration d’une partie du mur intérieur de l’enceinte et des murets bordant le pont du châtelet.

2006 : Étude phytosanitaire de l’arboretum, incluant un inventaire et une cartographie des arbres et des arbustes.

2007 : Suivi sanitaire de l’arboretum (abattages et mises en sécurité).

2007 : Étude documentaire, historique et paysagère, du domaine par l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles.

2008 : Mise en place d’une gestion différenciée dans l’arboretum (pâturage des fossés, différenciation des tontes, paillage etc).

2008 : Restauration de la façade ouest du donjon, de ses contreforts et des fondations de la façade nord.

2008 : Classement en « Arbres Remarquables » de neufs sujets ponctuant l’histoire et les paysages de ce jardin (dont les Cèdres du Liban, le Platane, les hêtres tortillards, le Thuya géant, la paire de Douglas).

2009 : Diagnostique archéologique du puits.

2010 : Stabilisation et restauration du puits incluant un suivi archéologique.

2013 : Diagnostic archéologique réalisé dans la basse-cour à la porte Piquet.