Les conifères : astuces pour les reconnaître…

Harcourt-CedresduLibanBDQu’ils soient recouverts de guirlandes ou de neige, les conifères sont au cœur de l’hiver. Ils sont incontournables. Incontournables, ils le sont également au domaine d’Harcourt car ce sont les premiers arbres ayant constitué la collection de l’arboretum. Les 2 cèdres du Liban plantés en 1810 en témoignent encore aujourd’hui. Depuis beaucoup d’autres sont venus enrichir le lieu et même s’il est parfois compliqué de les distinguer, il existe quelques clés pour les reconnaître aisément.

Quelques principes pour les identifier

De l’épicéa de nos montagnes d’Europe aux séquoias d’Amérique, découvrons quelles sont les caractéristiques de ces arbres capables de résister aux frimas de l’hiver tout en restant parés de leur vert feuillage. Ce dernier est d’ailleurs leur principal atout pour nous permettre de les reconnaître. Chez les conifères, il existe ainsi 2 sortes de feuillages :

sequoia sempervirens_feuillage

Aiguilles du Séquoia toujours vert – Sequoia sempervirens.

  • les aiguilles, que l’on peut observer par exemple chez les pins, les épicéas, les sapins et sur le séquoia toujours vert.  Ces aiguilles sont tout simplement des feuilles enroulées sur elles mêmes.

    sequoia_géant_écailles

    Ecailles du Séquoia géant – Sequoia giganteum

  • les écailles, que l’on retrouve entre autres sur les thuyas, les cyprès et sur le séquoia géant. Cette fois, les écailles sont de petites feuilles collées les unes aux autres et qui se recouvrent.

Pour comparer leur apparence, prenons l’exemple des 2 espèces de séquoia ayant chacun un feuillage représentatif en aiguille et en écaille.

Chez la plupart des conifères, le feuillage est persistant, c’est-à-dire qu’il garde ses feuilles (aiguilles ou écailles) tout au long de l’année. Cependant, ce n’est pas forcément le cas de tous les conifères.

Prenez garde aux exceptions !

Il existe également 3 sortes de conifères caducs. Ces derniers sont pourvus d’aiguilles qu’ils perdent à l’aube de l’hiver.  Ils sont présents depuis plusieurs années dans l’arboretum d’Harcourt. Parmi eux, on compte :

  • Harcourt_Metasequoia

    Métasequoia du Sechuan – Metasequoia glyptostroboides

    le mélèze d’Europe, avec ses courtes aiguilles en bouquets ;

  • le cyprès chauve, avec ses pieds dans l’eau et ses incroyables pneumatophores ;
  • le métasequoia du Séchuan, avec son écorce rouge-grisée et son tronc tourmenté.

Cône comme… conifère

Sur les différentes espèces de conifères, on trouve habituellement des fruits appelés cônes. De la pomme de pin sylvestre au cône ovoïde du séquoia, ces fruits sont de toutes les formes et de toutes les tailles. Leur point commun est de contenir les graines de l’arbre. Ces précieuses semences sont enfermées à l’intérieur des écailles du cônes. Ainsi protégées et nourries, elles sont conduites d’une saison à une autre  jusqu’à la maturité du fruit.

Mais les cônes ne sont pas une caractéristique commune à tous les conifères. Les conifères peuvent également porter d’autres sortes de fruits.

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Arilles de l’If à baies – Taxus baccata

Sur l’if à baies, par exemple, le fruit s’appelle l’arille, c’est une baie rouge contenant une graine d’une toxicité mortelle.  Mais c’est aussi de cet arbre que l’on obtient une molécule appelée « taxine » utilisée dans la fabrication de médicaments anti cancéreux.

 

 

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